Élimination des Lionceaux à l’UFOA-A U20 : Malick Daf, la sélection et la FSF face aux interrogations
Double tenant du titre, le Sénégal a quitté le tournoi UFOA-A U20 de Bamako après une défaite 3-2 face à la Guinée en demi-finale. Une élimination particulièrement douloureuse puisqu’elle prive les Lionceaux de la prochaine Coupe d’Afrique des nations U20. Au-delà du résultat, plusieurs choix techniques et organisationnels suscitent des interrogations.
Un échec lourd de conséquences
Le Sénégal abordait le tournoi UFOA-A U20 avec de grandes ambitions.
Fort de ses précédents succès, le pays espérait conserver sa couronne et décrocher une nouvelle qualification pour la CAN de la catégorie.
Mais le parcours des Lionceaux s’est arrêté en demi-finale face à la Guinée.
La défaite 3-2 met fin aux espoirs sénégalais et soulève des questions sur la préparation de cette campagne.
Une sélection qui interroge
La composition de l’effectif retenu figure parmi les premiers sujets de débat.
Le magazine SCORE 221 relève notamment l’absence de joueurs issus de Génération Foot, une académie reconnue pour sa contribution à la formation de nombreux internationaux sénégalais.
Diambars, autre structure majeure du football national, n’était représentée que par le défenseur Mohamed Junior Bâ.
Ces choix ne suffisent pas à expliquer l’élimination, mais ils interrogent sur les critères de sélection et la stratégie sportive adoptée.
Malick Daf et la difficulté du cumul des fonctions
Autre point soulevé : la situation du sélectionneur Malick Daf.
En parallèle de ses responsabilités avec les Lionceaux, le technicien dirigeait également Teungueth FC, engagé dans les compétitions africaines.
Ce cumul a compliqué sa disponibilité pendant le tournoi.
Selon le dossier de SCORE 221, Malick Daf n’a dirigé les Lionceaux qu’une seule fois sur le banc, lors du match nul 0-0 contre la Sierra Leone.
Il n’était pas présent sur le banc lors de la demi-finale décisive contre la Guinée.
Cette situation relance le débat sur la nécessité de garantir un encadrement technique pleinement disponible pour les sélections nationales.
Moussa Gueye, un leader trop isolé
Sur le terrain, le Sénégal a également montré une forte dépendance à l’égard de certains joueurs.
Le milieu Moussa Gueye, pensionnaire de Brentford, a joué un rôle majeur dans le parcours sénégalais.
Auteur des quatre buts des Lionceaux lors des trois premières rencontres, il s’est imposé comme l’un des principaux éléments offensifs de l’équipe.
Mais sa sortie sur blessure face à la Guinée a constitué un tournant.
Privé de son joueur le plus influent, le Sénégal n’a pas réussi à conserver la maîtrise de la rencontre.
La Fédération appelée à tirer les enseignements
Cette élimination doit ouvrir une réflexion sur la gestion des sélections de jeunes.
Les critères de sélection, la préparation des joueurs, la disponibilité des entraîneurs et la construction d’un collectif équilibré méritent d’être examinés.
La Fédération sénégalaise de football devra notamment évaluer les conditions dans lesquelles cette campagne a été organisée.
Préserver les acquis du football sénégalais
Le Sénégal s’est construit une solide réputation grâce aux performances de ses équipes de jeunes.
Mais les succès passés ne doivent pas empêcher une remise en question lorsque les résultats ne répondent pas aux attentes.
L’échec de Bamako rappelle que la compétitivité internationale exige de la rigueur à tous les niveaux.
Pour les Lionceaux, l’enjeu sera désormais de tirer les enseignements de cette désillusion afin de mieux préparer les prochaines générations.
Source : Magazine SCORE 221, n° 18, novembre 2026 — Analyse signée Ababacar.





















