Au cœur de la polémique après Belgique-Sénégal, Rudi Garcia sort du silence et s’explique
Pointé du doigt après ses commentaires jugés maladroits à l’issue de l’élimination cruelle du Sénégal face à la Belgique (3-2, a.p.), Rudi Garcia a tenu à clarifier ses propos. Le technicien français dément fermement toute cible géopolitique ou continentale et évoque un simple constat tactique lié au manque d’expérience.
Une formule qui a mis le feu aux poudres
La Toile s’était rapidement enflammée après le coup de sifflet final du 16e de finale dantesque entre les Diables Rouges et les Lions de la Téranga. En cause ? Une analyse d’après-match où le technicien français avait utilisé l’expression « ces équipes-là » pour analyser le recul défensif fatal des Sénégalais en fin de rencontre. Une formulation immédiatement interprétée par de nombreux observateurs et supporters comme un tacle ciblé envers les sélections africaines, d’autant que le continent a payé un lourd tribut dans les dernières minutes de ce tour mondial.
Face à l’ampleur de la polémique, Rudi Garcia a pris la parole afin de couper court à toute ambiguïté et éteindre l’incendie.
Une question d’expérience, pas de continent
Pour l’ancien entraîneur de la Roma et de l’OM, l’interprétation de ses propos est totalement erronée. Il s’agissait, selon lui, d’un pur constat sur la gestion émotionnelle et tactique d’un score à ce niveau de la compétition :
« En parlant de « ces équipes-là », je sous-entendais : les équipes qui n’ont pas l’habitude de gérer un avantage dans ce type de match de ce niveau en Coupe de Monde. En aucun cas elle ne visait les équipes africaines. »
Pour appuyer sa défense, le coach français a rappelé que ce plafond de verre mental concerne le football global, sans distinction géographique : « Cela aurait pu tout aussi bien viser des équipes asiatiques, sud-américaines ou européennes qui ne sont pas habituées à ce genre de pression. »
Un mea culpa tactique basé sur son propre vécu
Pour désamorcer les tensions, Rudi Garcia n’a pas hésité à faire son propre mea culpa, rappelant qu’il avait lui-même commis ce genre d’erreur stratégique par le passé au cours de sa carrière sur les bancs de touche.
« Moi-même alors entraîneur moins expérimenté, j’ai payé pour apprendre qu’arrêter de jouer pour défendre à tout prix un résultat est contre-productif », a-t-il confessé avec humilité. Avant de conclure, pour clore définitivement le débat : « C’est à cela que je pensais en disant que ces équipes-là peuvent perdre leur structure tactique dans ces moments-là. »
Le message est passé. Reste à savoir si cette mise au point suffira à apaiser les supporters des Lions de la Téranga, encore blessés par le scénario cruel de leur élimination.
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