Affaire Omar ARTAN : Gianni Infantino botte en touche, l’administration américaine lâche une bombe
La Coupe du Monde 2026 n’a pas encore commencé qu’elle s’offre déjà son premier séisme extra-sportif. Présent en conférence de presse ce mercredi, à la veille du match d’ouverture, le président de la FIFA Gianni Infantino a été sommé de s’expliquer sur le cas d’Omar Abdulkadir Artan, l’arbitre international somalien refoulé par les autorités douanières à son arrivée aux États-Unis.
Face aux critiques, le patron du football mondial a fermement dédouané la FIFA de toute responsabilité, rappelant les limites du pouvoir de son institution.
🗣️ INFANTINO : « Nous ne sommes pas les maîtres du monde »
Tout en qualifiant la situation de « malheureuse », Gianni Infantino a prôné le calme et le dialogue diplomatique, envoyant au passage un message à peine voilé aux dirigeants politiques et sportifs — comme le Premier ministre de la Colombie-Britannique au Canada — qui s’étaient publiquement indignés de ce refoulement :
« C’est malheureux ce qui lui est arrivé mais nous ne contrôlons pas tout. Nous essayons, nous discutons, nous échangeons, nous verrons. Parfois, il est bon de se détendre, de travailler sur tous les aspects et de tenter de trouver des solutions. Se mettre immédiatement à crier et à hurler provoque l’effet inverse de celui recherché. »
Le président de la FIFA a conclu son intervention en traçant une ligne rouge très claire :
« Nous cherchons toujours des solutions mais il faut bien comprendre que nous ne sommes pas les maîtres du monde, capables de dicter notre loi aux gouvernements et aux forces de police. Nous sommes une organisation sportive. »
🇺🇸 LES GRAVES ACCUSATIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP
Si la FIFA tente de calmer le jeu, les raisons de ce refoulement viennent de prendre une tournure politique et sécuritaire extrêmement lourde. Contactée ce mercredi par le média anglophone The Athletic, l’administration Trump a officiellement brisé le silence pour justifier sa décision de bloquer l’entrée de l’officiel somalien sur le sol américain.
Les services de sécurité de la Maison-Blanche ont ainsi évoqué des suspicions majeures, faisant état de liens étroits entre l’arbitre et « des membres présumés d’organisations terroristes ».
Cette révélation fracassante fragilise grandement l’hypothèse d’une simple erreur administrative ou d’un excès de zèle douanier. Elle risque également de compliquer sérieusement la main tendue par le Canada pour le faire arbitrer à Vancouver, alors que le tournoi s’apprête à débuter sous haute surveillance.
sunusport
