Stade Rennais : Habib Beye, un limogeage qui ne passe pas pour son entourage

Au lendemain de l’officialisation de sa mise à pied, le clan d’Habib Beye sort du silence. Pour les proches de l’entraîneur sénégalais, son bilan au Roazhon Park est loin d’être l’échec décrit par la direction. Entre réussite financière historique et objectifs sportifs virtuellement atteints, les arguments en sa faveur ne manquent pas.

📈 Un bilan sportif « virtuellement » conforme

Malgré une série noire de quatre défaites consécutives, l’entourage d’Habib Beye rappelle une réalité comptable : le club occupe actuellement la 6e place de Ligue 1. Une position qui, si elle se maintenait, assurerait une qualification européenne la saison prochaine.

« Habib a rempli ses objectifs : il a sauvé le club l’an dernier et il le laisse aujourd’hui aux portes de l’Europe », glisse-t-on dans les colonnes de L’Équipe.

💰 Le « braquage » du mercato : 100 millions d’euros générés

C’est sans doute l’argument le plus fort du camp Beye : la valorisation record des actifs du club sous son mandat. En l’espace de quelques jours cet hiver, Rennes a réalisé deux opérations financières monumentales :

  • Jérémy Jacquet à Liverpool : Un transfert record estimé à 70 millions d’euros (bonus compris).
  • Kader Meïté à Al-Hilal : Vendu pour environ 30 millions d’euros.

Pour ses proches, ces ventes prouvent que le coach a su faire progresser les jeunes talents du centre de formation, offrant au club une manne financière inédite de 100 millions d’euros en une seule fenêtre de transfert.

⚡ L’affaire Brice Samba : Le point de rupture

Le divorce semble également avoir des racines humaines. L’accrochage survenu avec Brice Samba au Vélodrome, lors de l’élimination en Coupe de France face à l’OM (0-3), a laissé des traces. Le clan Beye regrette amèrement le manque de soutien de la direction bretonne dans cette crise.

Alors que l’entraîneur avait choisi de sanctionner son capitaine en l’écartant pour le match contre Lens afin de préserver l’autorité de l’institution, il se serait senti « lâché » par ses dirigeants, plus enclins à protéger les cadres de l’effectif qu’à valider les choix disciplinaires du staff.

🧐 Quel avenir pour le banc rennais ?

Alors que le trio intérimaire assure les séances au centre d’entraînement de la Piverdière, le nom de Franck Haise continue de planer sur la Bretagne. Mais pour Habib Beye, ce départ laisse un goût d’inachevé, son entourage étant convaincu que le « plus dur » avait été fait pour stabiliser le club sur le long terme.

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