Séisme à Rennes : Habib Beye prêt à partir, mais à quel prix ?

Fragilisé par une série noire de trois défaites consécutives (dont les gifles reçues contre Monaco et Marseille), Habib Beye n’exclurait plus un départ. Cependant, l’ancien consultant de Canal+ ne compte pas s’asseoir sur ses indemnités, réclamant des sommes qui font bondir la direction bretonne.

💰 Des exigences contractuelles XXL

Sous contrat jusqu’en juin 2026 (avec une option pour 2027), Beye réclame un « package » de départ extrêmement lourd :

  • L’intégralité du contrat : Il souhaite percevoir ses salaires jusqu’à la fin de la saison actuelle, mais aussi l’intégralité de l’exercice 2025-2026.
  • Le pari de l’option : Beye estime que la 6e place actuelle de Rennes (virtuellement européenne) valide tacitement la levée de son année optionnelle, et demande donc compensation pour cette année supplémentaire.

📈 « Le droit de suite » sur les transferts records

C’est le point qui cristallise les tensions. Habib Beye revendique une part de responsabilité directe dans l’explosion financière de deux pépites du club et réclame un pourcentage sur leurs ventes :

  1. Jérémy Jacquet : Transféré à Liverpool pour la somme astronomique de 72 M€.
  2. Kader Méïté : Parti à Al-Hilal pour 30 M€.

L’argument de Beye : Il estime que son coaching et sa gestion humaine ont permis au club de réaliser ces plus-values historiques (plus de 100 M€ de ventes).

La réponse du club : Sans surprise, la direction rennaise refuse catégoriquement d’ouvrir cette porte, jugeant la demande sans base juridique et « hors sol ».


🎙️ L’analyse de Sunusport

Habib Beye joue une partie d’échecs risquée. En affichant de telles exigences, il se protège financièrement mais s’isole sportivement. Demander un pourcentage sur les transferts est une pratique quasi inexistante pour un entraîneur salarié, et cela pourrait écorner son image auprès de futurs employeurs. Pour Rennes, le dilemme est total : payer le prix fort pour se libérer d’un coach contesté, ou continuer avec un homme qui a déjà la tête ailleurs.

sunusport