Rennes coule dans le derby, Habib Beye fustige une équipe « résignée »

Le Roazhon Park a sonné creux ce samedi soir. Favori au coup d’envoi, le Stade Rennais s’est fait corriger par son voisin lorientais (0-2). Si le score fait mal, c’est surtout le renoncement des Rouge et Noir en seconde période qui a provoqué la colère noire de leur entraîneur, Habib Beye.

🏟️ Le film du match : Un piège nommé Lorient

Tout avait pourtant commencé avec de bonnes intentions pour les Rennais. Mais entre dominer et gagner, il y a un fossé que les Merlus ont comblé avec un réalisme chirurgical :

  • 3e minute : Douche froide d’entrée. Sur une perte de balle évitable, Jean-Victor Makengo punit la déconnexion rennaise et ouvre le score (0-1).
  • Domination stérile : Malgré des situations pour Embolo ou Seidu (poteau), Rennes bute sur un Yvon Mvogo impérial.
  • 77e minute : Le coup de grâce. Alors que Rennes pousse de manière désordonnée, Pablo Pagis surgit pour doubler la mise et sceller le sort du derby (0-2).

🎙️ Le coup de gueule d’Habib Beye

Au micro de beIN Sports, le technicien n’a pas utilisé de langue de bois. S’il a loué la première période de ses joueurs, il a fustigé leur mentalité après la pause :

« On s’est résigné. Je l’ai dit aux garçons. On a trop facilement accepté la difficulté et on a été de moins en moins impactant. »

Pour Beye, l’excuse du « bloc bas » lorientais ne passe pas. Il regrette une équipe incapable de rester « connectée » et de maintenir l’intensité nécessaire pour renverser un scénario contraire.

📉 Conséquences au classement

Cette défaite est une très mauvaise opération comptable. Alors qu’une victoire aurait pu propulser les Rennais dans le Top 4, ils stagnent à la 6e place (31 points). À l’inverse, Lorient confirme sa forme incroyable (8e match sans défaite) et remonte au 9e rang, s’éloignant définitivement de la zone rouge.


🎙️ L’analyse de Sunusport

Rennes semble avoir perdu son « feu sacré » en seconde période. Passer d’une équipe joueuse à une formation qui accepte son sort est le signe d’une fragilité mentale qui inquiète à ce stade de la saison. Pour Habib Beye, le défi sera de remobiliser un groupe qui, selon ses propres mots, a cessé de croire en ses chances face à l’adversité.