Réforme de la CAN : Joseph-Antoine Bell fustige le passage à 4 ans
C’est une onde de choc qui continue de secouer le football continental. Alors que la CAN 2025 bat son plein au Maroc, la décision de la CAF de passer à une fréquence quadriennale à partir de 2028 ne passe pas auprès de Joseph-Antoine Bell. L’ancien portier des Lions Indomptables dénonce une perte d’identité.
Par la Rédaction de Sunusport — Jeudi 25 décembre 2025
Une rupture avec la tradition
Depuis des décennies, le rythme biennal de la Coupe d’Afrique des Nations est le cœur battant du sport sur le continent. En annonçant, à la veille du coup d’envoi de l’édition marocaine, que la compétition ne se tiendrait plus que tous les quatre ans après 2028, la Confédération Africaine de Football a déclenché une vive polémique.
Pour Joseph-Antoine Bell, cette réforme est une erreur historique. Fidèle à son franc-parler, il a utilisé une métaphore religieuse pour exprimer son mécontentement au micro d’Afrik-Inform :
« C’est comme si on vous disait que la messe ne se ferait plus toutes les semaines mais une fois par mois. Forcément, ce n’est pas bien. »
« On nous prive de notre fête »
L’ancien gardien de l’Olympique de Marseille et de l’AS Saint-Étienne estime que cette décision sacrifie l’intérêt des supporters et des joueurs africains sur l’autel d’autres impératifs, probablement liés au calendrier international chargé.
- Un constat amer : « Ce n’est pas une décision en faveur des Africains, ça c’est clair. »
- Une perte de ferveur : « On peut tourner ça dans tous les sens, ne plus avoir sa fête tous les deux ans ne peut pas être une bonne chose. »
⚖️ Un débat qui divise le continent
Si la CAF justifie ce passage à quatre ans par une volonté d’alléger le calendrier et d’augmenter la valeur commerciale et la préparation de chaque édition, les puristes comme Bell craignent une baisse de la compétitivité et un éloignement des racines du football africain.
Alors que les grandes nations comme l’Algérie, le Sénégal ou le Maroc brillent actuellement sur les pelouses marocaines, la question de l’avenir de la compétition reste en suspens : la CAN peut-elle survivre à une telle dilution de son calendrier ?
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