Pierre Ménès s’attaque à la CAN : « Il va falloir des arbitres Européens »

Le consultant français a réagi vivement aux scènes surréalistes de la finale entre le Maroc et le Sénégal. Pour lui, le manque de maîtrise de l’arbitrage lors des moments de haute tension nuit gravement à la crédibilité de la compétition africaine à l’échelle internationale.

🇪🇺 Le recours à l’Europe : Une solution radicale

Selon Pierre Ménès, la gestion du penalty en fin de match et l’incapacité à contenir l’animosité sur le terrain prouvent que le niveau d’arbitrage actuel n’est pas à la hauteur des enjeux :

« Si on veut que cette CAN soit prise au sérieux, il va falloir qu’il y ait des arbitres Européens. »

Cette proposition suggère que seuls des arbitres venant des grands championnats européens (ou habitués à la Ligue des Champions) auraient la neutralité et l’autorité nécessaires pour diriger des finales aussi électriques sans se laisser influencer par le contexte local ou la pression du public.

📉 Un problème de crédibilité ?

L’analyse de Ménès pointe du doigt un complexe qui poursuit la CAN depuis des années :

  • Le décalage technique : Malgré l’introduction de la VAR, les décisions prises lors de cette CAN 2025 ont souvent été source de confusion (buts refusés, temps additionnel élastique).
  • L’image mondiale : Pour lui, ces incidents « folkloriques » (comme la guerre des serviettes ou les Snapchats en plein match) renforcent l’image d’une compétition qui manque de professionnalisme par rapport à l’Euro ou à la Copa América.

🎙️ L’analyse de Sunusport

Les propos de Pierre Ménès sont perçus par beaucoup comme condescendants, voire « néo-coloniaux ». S’il est vrai que l’arbitrage de la finale a été défaillant, de nombreux observateurs rappellent que :

  1. L’arbitrage européen n’est pas infaillible : Les polémiques sur la VAR en Premier League ou en Liga sont hebdomadaires.
  2. Souveraineté sportive : L’Afrique doit former ses propres élites. Importer des arbitres serait un aveu d’échec pour la CAF qui investit massivement dans la formation.
  3. L’exemple Gassama : Des arbitres africains officient régulièrement en Coupe du Monde avec succès.

La sortie de Ménès a le mérite de poser la question de la pression exercée sur les arbitres africains lors des matchs impliquant le pays hôte, mais sa solution « européenne » risque de s’attirer les foudres des instances du football africain.


Trouvez-vous que Pierre Ménès a raison de pointer un manque de sérieux, ou pensez-vous que ses propos sont injustes envers le corps arbitral africain ?

sunusport