Maroc : Walid Regragui riposte aux accusations de favoritisme

Cible de critiques récurrentes sur un prétendu avantage arbitral depuis le début de la CAN 2025, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a profité de la qualification en demi-finale pour mettre les points sur les « i ». Pour lui, le succès du Maroc ne doit rien à personne, sauf au travail et au public.

🎙️ Une réponse cash aux détracteurs

Interrogé sur le penalty réclamé par Bryan Mbeumo pour le Cameroun, Walid Regragui n’a pas cherché à esquiver. Au contraire, il a dénoncé une tentative de déstabilisation globale visant son équipe :

« Beaucoup veulent croire ou faire croire aux gens qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral. C’est faux. On est l’équipe à battre, donc on cherche toutes les raisons pour justifier nos victoires. »

🏟️ Le seul vrai avantage : Le « Mur Rouge »

Pour le patron technique du Maroc, si avantage il y a, il n’est pas sur le sifflet de l’arbitre mais dans les tribunes. Regragui a tenu à rappeler la ferveur exceptionnelle qui accompagne ses joueurs à chaque sortie :

  • La force du nombre : « Le seul avantage du Maroc, c’est de jouer devant 65 000 spectateurs. »
  • Le terrain avant tout : « Moi j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous. Mais on gagne sur le terrain, le reste, c’est de la parole. »

⚖️ Une posture de « seul contre tous » ?

En adoptant ce discours, Regragui resserre les rangs autour de son groupe. En se positionnant comme l’équipe « à abattre » que l’on tente de discréditer, il transforme la polémique en source de motivation pour les demi-finales.


📊 Le bilan du Maroc à ce stade

MatchsVictoiresButs marquésButs encaissés
55121

🎙️ L’analyse de Sunusport

Walid Regragui connaît parfaitement les rouages de la communication en Afrique. En répondant avec autant de fermeté, il cherche à protéger ses joueurs de la pression médiatique avant le choc du dernier carré. Statistiquement, le Maroc domine largement ses adversaires (12 buts marqués pour un seul encaissé), ce qui tend à donner raison au sélectionneur : la supériorité des Lions de l’Atlas semble, avant tout, technique et tactique.