Le calvaire de Brahim Diaz : Des larmes, une Panenka et des sifflets
C’est l’image la plus déchirante de cette finale de la CAN 2025. Alors qu’il venait de recevoir son trophée de meilleur buteur de la compétition, Brahim Diaz a quitté la pelouse du stade Moulay Abdellah sous les sifflets nourris de son propre public. Un désaveu brutal pour celui qui avait porté les Lions de l’Atlas jusqu’à cette marche ultime.
🏟️ La Panenka de trop
À la 99e minute, après un imbroglio total et le retour des Sénégalais sur la pelouse, le milieu offensif du Real Madrid a pris ses responsabilités. Mais au lieu de la puissance, il a choisi la subtilité :
- Le geste : Une Panenka manquant de conviction, captée sans effort par un Édouard Mendy resté de marbre.
- L’impact : Ce n’était pas un geste de « fair-play » suite aux tensions, mais une tentative de marquer l’histoire par un geste d’éclat qui s’est retourné contre lui. Walid Regragui, furieux sur le banc, n’a pas caché son incompréhension face à ce choix risqué dans un moment si critique.
🏆 Un Soulier d’Or au goût de cendres
Avec 5 buts au compteur, Brahim Diaz termine pourtant meilleur buteur du tournoi, devant des légendes comme Mohamed Salah et Victor Osimhen. Une performance exceptionnelle pour sa première grande compétition sous les couleurs du Maroc. Mais hier soir, les statistiques ne pesaient rien face à l’amertume de la défaite :
- La remise des prix : C’est en larmes que le Madrilène est venu chercher sa distinction.
- Le divorce : Les sifflets du stade de Rabat à ce moment précis ont marqué une rupture douloureuse. Pour de nombreux supporters, ce raté est perçu comme un manque de respect envers l’enjeu national.
🎙️ L’analyse de Sunusport
Brahim Diaz vient d’apprendre la face sombre du statut de « star » en sélection. On lui reprochera longtemps cette légèreté technique alors que le Maroc attendait ce sacre depuis 1976. Cependant, enterrer le talent du Madrilène serait une erreur : sans lui, le Maroc n’aurait probablement jamais atteint cette finale.
Il faudra maintenant un mental d’acier au joueur pour se relever de cette « nuit noire » à Rabat. Sa capacité à revenir plus fort déterminera s’il peut rester le leader technique de ce groupe en vue de la Coupe du Monde 2026.
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