CAN 2025 , Yehvann Diouf brise le silence : « Ce n’était pas fair-play »

On l’a vu courir le long de la ligne de touche, protéger un bout de tissu comme si c’était le Graal, et subir l’hostilité des ramasseurs de balles. Le gardien remplaçant des Lions, Yehvann Diouf, s’est confié sur cette « guerre de la serviette » qui a empoisonné la finale face au Maroc.

🧐 Une surprise totale pour le portier niçois

Pour Yehvann Diouf, ce qui aurait dû être un détail logistique s’est transformé en un enjeu de déstabilisation psychologique. Face à la presse, il n’a pas caché son incompréhension :

« Pour moi, c’était juste des serviettes, rien de plus, pour sécher les gants, le visage. Peut-être qu’il y a un peu de folklore autour de ces serviettes mais pour moi, c’était quelque chose de banal. »

🕵️ Un scénario prémédité ?

Le gardien sénégalais a révélé que le staff des Lions était sur ses gardes, ayant observé des comportements similaires lors des matchs précédents du pays hôte :

  • Le précédent nigérian : « On avait vu avec le Nigeria déjà qu’à chaque fois qu’il y avait les serviettes qui étaient mises, en général, les stadiers passaient derrière pour les récupérer. »
  • Un harcèlement constant : Diouf a dû lutter physiquement, étant parfois traîné au sol ou contraint de sprinter pour éviter que les ramasseurs de balles ou les stadiers marocains ne s’emparent de l’équipement de Mendy.

🚫 Un manque de fair-play dénoncé

Au-delà de l’anecdote « folklorique » ou des superstitions liées au mysticisme dans le football africain, Yehvann Diouf regrette l’attitude de l’organisation locale :

« Je ne sais pas pourquoi ils l’ont fait, mais je trouve que ce n’était pas fair-play. »


🎙️ L’analyse de Sunusport

Cette séquence, bien que risible au premier abord, illustre parfaitement la guerre psychologique totale que le Sénégal a dû mener pour s’imposer. En s’attaquant au confort de base du gardien (avoir les mains sèches pour capter le ballon), les officiels de terrain marocains ont tenté de créer un grain de sable dans la machine sénégalaise.

Le fait que Yehvann Diouf, un joueur évoluant au plus haut niveau en Ligue 1 (OGC Nice), se retrouve à faire le vigile pour une serviette montre à quel point cette finale a basculé dans une dimension irrationnelle. Cela renforce l’idée d’un Sénégal « seul contre tous » qui a su rester hermétique à toutes les provocations.

sunusport