Le Naufrage continu : L’Allemagne éliminée dès les 16es, la fin d’un empire

Douze ans après son sacre au Brésil, la Nationalmannschaft a touché le fond en s’inclinant dès les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 face au Paraguay (1-1, 3-4 t.a.b.). Une sortie de route précoce qui confirme le déclin abyssal d’une ancienne superpuissance du football mondial.

Par la petite porte. Encore une fois. On pensait que les traumatismes des éliminations dès la phase de groupes en 2018 et 2022 serviraient de leçon, que le passage à une Coupe du monde à 48 équipes offrirait un sursis à une Allemagne en quête de rachat. Il n’en a rien été. Face à un Paraguay solidaire et sans complexe, les hommes de la Nationalmannschaft ont une nouvelle fois étalé leurs carences actuelles : une domination stérile, un manque cruel de réalisme et une fébrilité mentale devenue chronique.

Le couperet est tombé lors de la séance des tirs au but (3-4), après un match nul (1-1) qui transpirait déjà l’impuissance. Un symbole fort pour une nation qui, jadis, ne tremblait jamais dans cet exercice.

Une décennie de disette en match couperet

Les chiffres sont aussi froids qu’implacables. Depuis le coup de sifflet final de la prolongation face à l’Argentine au Maracanã en 2014, l’Allemagne n’a plus remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde.

  • 2018 : Élimination dès le premier tour.
  • 2022 : Nouveau fiasco et sortie dès la phase de poules.
  • 2026 : Élimination dès son premier match couperet (16es de finale).

Pour retrouver trace d’une telle incapacité à franchir le premier obstacle des matchs à élimination directe, il faut remonter douze ans en arrière. Le statut de « machine à gagner » du football allemand n’est plus qu’un lointain souvenir, une relique du passé que la nouvelle génération ne parvient pas à honorer.

Un chantier immense pour une reconstruction totale

Au-delà du résultat, c’est l’impression visuelle qui inquiète. L’Allemagne ne fait plus peur. Ses adversaires savent désormais qu’en faisant le dos rond et en exploitant ses largesses défensives, l’exploit est possible. Le déclin n’est plus conjoncturel ; il est structurel.

Alors que le Mondial 2026 poursuit sa route, l’Allemagne, elle, prend déjà l’avion du retour. Les jours qui viennent s’annoncent brûlants pour la fédération allemande (DFB). Entre remises en question tactiques, fin de cycle pour certains cadres et nécessité de repenser la formation, le football allemand fait face au plus grand chantier de son histoire moderne. La reconstruction sera longue, et le sommet du football mondial n’a jamais semblé aussi lointain.

sunusport

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