Mondial 2026 : Vers un krach financier ? Les grandes nations européennes montent au créneau
À seulement quatre mois de l’ouverture de la Coupe du Monde en Amérique du Nord, le climat se tend dans les coulisses du football mondial. Réunies à Bruxelles, plusieurs puissances du football européen, dont la France, menacent de solliciter officiellement la FIFA pour dénoncer une dotation financière jugée « insuffisante » face à l’explosion des coûts logistiques.
💸 Un gouffre financier nommé « Amérique du Nord »
Si l’organisation tripartite (États-Unis, Canada, Mexique) promet un spectacle grandiose, elle s’annonce comme un véritable défi budgétaire pour les fédérations. Selon les informations de Ouest-France, la FFF et ses homologues allemande, anglaise et néerlandaise s’inquiètent de plusieurs facteurs :
- Logistique XXL : Les distances immenses entre les villes hôtes imposent des transports intercontinentaux et des déplacements internes extrêmement coûteux.
- Inflation et Change : La force du dollar par rapport à l’euro et la hausse des prix de l’hôtellerie sur le sol américain pèsent lourdement sur les budgets des camps de base.
- Le risque sportif : Pour ces nations, une élimination précoce (dès les phases de poules ou les 16es de finale) pourrait ne pas couvrir les frais engagés, entraînant un déficit net pour les fédérations.
💰 Un « Prize Money » jugé dérisoire
Pourtant, la FIFA a mis sur la table une enveloppe globale de 727 millions de dollars, avec un chèque de 50 millions promis au futur champion du monde. Si ces chiffres sont en hausse par rapport à l’édition 2022 au Qatar, le problème réside dans la dilution.
Avec le passage à 48 nations, le gâteau doit être partagé entre davantage de participants. Les dirigeants européens pointent également une comparaison qui fâche : le vainqueur de la récente Coupe du monde des clubs a perçu plus du double de ce qui est promis au champion du monde des nations.
⚖️ Un bras de fer avec la FIFA
Ce collectif de fédérations (France, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas) envisage désormais de porter l’affaire devant Gianni Infantino. L’objectif est clair : obtenir une revalorisation de la dotation globale ou une prise en charge plus importante des frais de voyage et d’hébergement.
Alors que les supporters se préparent à la fête, cette bataille de coulisses rappelle que l’économie du football de sélection peine à suivre l’inflation galopante du secteur privé des clubs.
Le chiffre à retenir : 50 millions de dollars, c’est la prime promise au vainqueur, soit moins de la moitié de ce que rapportent désormais certaines compétitions de clubs fermées ou restructurées.
