Les 7 classements polémiques du Ballon d’Or 2025

Comme chaque année, le classement final du Ballon d’Or suscite des polémiques. Et la cuvée 2025 n’échappe pas à la règle.

Si certains, comme les médias espagnols, continueront toutefois d’affirmer que Lamine Yamal méritait davantage d’être sacré que le Français, les gros débats de la soirée d’hier ne concernaient cependant pas vraiment l’identité du lauréat. Pour rappel, les polémiques ont débuté avant même que le coup d’envoi de la cérémonie du Ballon d’Or ne soit donné à 21h. Et encore une fois, nos voisins ibères ont été les premiers à monter au créneau. Lorsque l’Espagne a appris les classements de Fabian Ruiz (24e) et de Pedri (11e), elle s’est indignée.

La présence de Cole Palmer dans le top 10 interroge

Métronome de l’entrejeu du PSG, Ruiz a largement pesé dans l’incroyable campagne européenne du club de la capitale. Le voir devancé par des joueurs tels que Jude Bellingham, Alexis Mac Allister ou encore Lautaro Martinez est incompréhensible. Idem pour Pedri. De l’autre côté des Pyrénées, on se demande encore comment Cole Palmer (8e), par exemple, a pu lui passer devant. Pour beaucoup, le bilan de l’Espagnol (doublé Liga-Coupe du Roi, demi-finale de C1) et son poids dans l’équipe d’Hansi Flick valent bien plus que la C4 et la toute nouvelle Coupe du Monde des Clubs remportées par l’Anglais. Palmer est également ciblé par d’autres concernant le classement de Nuno Mendes (10e).

Le latéral portugais du PSG (6 buts, 6 passes décisives en 53 matches) ne peut bien évidemment pas lutter face à l’attaquant de Chelsea (18 buts, 14 offrandes en 52 matches) en termes de statistiques, mais là encore, certains s’interrogent. Étincelant avec les Rouge et Bleu, le Lusitanien a clairement joué un rôle majeur dans le quadruplé remporté avec Paris, avant de remporter la Ligue des Nations avec le Portugal face à l’Espagne de Lamine Yamal. Une finale dans laquelle il a d’ailleurs été buteur. Là encore, le bilan de Palmer fait pâle figure pour beaucoup. Et que dire d’Achraf Hakimi ! Pendant droit de Mendes au PSG, le Marocain a sorti une saison 2024/2025 encore plus stratosphérique que son coéquipier portugais. Élément increvable de Luis Enrique (55 matches joués), le latéral droit a été l’une des pièces maîtresses du coach espagnol (11 buts, 16 passes décisives). Des statistiques hors normes pour un défenseur. Ce que l’intéressé n’avait pas oublié de préciser lorsqu’il avait été interrogé sur ses chances de sacre.

Après Lamine Yamal, les Catalans ragent pour Raphinha

«J’ai fait une saison historique. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont marqué en quart de finale, en demi-finale et en finale. En tant que défenseur, c’est plus difficile. Les gens pensent que je suis attaquant ou milieu, mais non, je joue sur une ligne de quatre et je dois penser à défendre. Les statistiques que j’ai faites cette année ne sont pas celles d’un défenseur normal. Quand un défenseur fait ça, je pense qu’il mérite plus qu’un attaquant.» Dans un concours faisant la part belle aux attaquants, le défenseur marocain n’aurait clairement pas fait tache s’il avait été couronné. En France, plusieurs voix se sont même élevées pour le placer devant Dembélé. Enfin, un autre joueur du top 10 n’a pas fini de faire parler. Surtout en Catalogne.

Cette fois, c’est Mohamed Salah qui est visé. Certes, l’Égyptien a remporté la Premier League et le titre de meilleur buteur du championnat anglais (29 buts), mais pour les Catalans et les Brésiliens, Raphinha méritait largement d’être mieux classé. Cinquième, l’international auriverde a pendant un moment été considéré comme l’un des favoris du Ballon d’Or, avant le show de Lamine Yamal dans le money time de la C1.

À l’instar de Pedri, l’ancien Rennais a remporté plus de titres que Salah la saison dernière et, en plus de ça, il y a ajouté la manière avec 34 buts et 2 passes décisives en 57 matches, dont 13 réalisations en 14 matches de Ligue des Champions. Vous l’aurez compris, beaucoup le voyaient même détrôner Vitinha sur le podium. Au minimum. Vous l’aurez compris, le classement final du Ballon d’Or ne fera jamais l’unanimité, mais c’est sans doute ce qui fait son charme. Rendez-vous en 2026 pour de nouvelles polémiques !

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