Reims : Après sa perte de connaissance, Édouard Mendy «va bien» selon son entraîneur


Mal retombé dans un duel avec Briand, le gardien de Reims a perdu connaissance après la victoire à Bordeaux (1-0), samedi soir. Son entraîneur David Guion explique pourquoi il ne l'a pas remplacé.

On a craint le pire, samedi soir, lorsque Édouard Mendy s'est effondré sur la pelouse du Matmut Atlantique quelques secondes après la fin de Bordeaux-Reims (0-1). Pas totalement remis d'un choc avec Jimmy Briand (84e), le gardien du club champenois a perdu connaissance avant d'être évacué sur une civière. Il est resté un gros quart d'heure en observation avant d'être autorisé à rentrer à Reims avec ses partenaires. Signe qu'il « va bien », comme nous l'a certifié son entraîneur David Guion, Mendy, nommé parmi les meilleurs gardiens de L1, a pris la route hier pour se rendre à la cérémonie des trophées de l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP).

«C'est lorsqu'on revoit les images (...) qu'on comprend que ça a été difficile pour lui» - David Guion

Contrairement à ce que suggéraient les images, spectaculaires, il ne souffre, selon le club, d'aucune commotion cérébrale et devrait logiquement tenir sa place contre le Paris-SG lors de la dernière journée (vendredi). Dans cette affaire, une question reste malgré tout en suspens : n'aurait-il pas mieux fallu le remplacer en cours de match, lorsque, déséquilibré en l'air par Briand, il est retombé la face la première sur le terrain ? « À l'instant t, que ce soit notre kiné ou notre service médical, personne ne m'a alerté pour me dire qu'il fallait envisager un remplacement, explique Guion. C'est un choc comme il peut y en avoir dans pas mal de matches. C'est lorsqu'on revoit les images, qu'on le voit retomber sur une tempe qu'on comprend que ça a été difficile pour lui. »

 

Au moment de l'impact, Mendy est pourtant resté sonné, « tout n'était pas très clair pour lui », reconnaît Guion, mais il a repris ses esprits et le staff a décidé de le maintenir dans le but. « Derrière, il a été très vite dans le sujet avec un coup franc bien placé à arrêter (celui de Benrahou à la 90e + 4), rappelle aussi son entraîneur. Il était en pleine possession de ses moyens. Il y a peut-être eu à la fin du match un relâchement nerveux avec la satisfaction d'avoir gagné et l'adrénaline qui retombe. »

Ces derniers mois, plusieurs suspicions de commotions cérébrales ont frappé le monde du foot : le Parisien Thomas Meunier face à Bordeaux (0-1, le 9 février) en Ligue 1, le défenseur de Tottenham Jan Verthongen contre l'Ajax (0-1), en demi-finale aller de Ligue des champions, le gardien lyonnais Anthony Lopes contre Barcelone (1-5), en huitième de finale retour de la C1 également, et plus récemment Mohamed Salah lors d'un Newcastle-Liverpool (2-3, le 4 mai) en Premier League.

 

Dans ces cas-là, le protocole impose de consulter un neurologue pour établir un diagnostic et la durée d'une éventuelle indisponibilité. « Le docteur va reprendre le dossier mais tout est rentré dans l'ordre, il n'y a pas de souci », assure Guion. La présence de Mendy vendredi contre le PSG devrait en attester.

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