Préparation de jeux olympiques : L’état planifie Paris ou Los Angeles 2024


Paris ou Los Angeles ? Avant de savoir laquelle de ses deux villes va abriter les Jeux olympiques 2024, l’Etat du Sénégal lui, anticipe sa chasse aux médailles.

C’est dans cette perspective que le directeur de la Haute compétition, Souleymane Boun Daouda Diop ainsi que le directeur technique national de l’athlétisme Amadou Diouf ont fait face à la presse, dimanche dernier 30 avril, au stade Leopold Sedar Senghor. Objectif : dégager les voies et moyens devant être mis en œuvre pour redonner à l’athlétisme sénégalais ainsi qu’aux différents sports nationaux, leur lustre d’antan.

Paris ou Los Angeles 2024, c’est maintenant ! Alors que Tokyo 2020 pointe à l’horizon, l’Etat du Sénégal se projette plus loin encore : les JO de 2024.

Sur instructions du Premier ministre, Mahammed Boun Abdoulaye Dionne lors du conseil interministériel sur la participation du Sénégal aux Jeux olympiques de 2024, la direction technique nationale de l’athlétisme a mis en place un projet dénommé Génération 2024. Planifiée sur le long terme, «G2024», regroupe une centaine de jeunes athlètes sélectionnés dans les différentes catégories.

Interpellé sur la composition de Génération 2024, le directeur de la haute compétition Souleymane Diop dira : « G2024 regroupe 120 jeunes venant de 12 fédérations dont 5 garçons et 5 filles par fédération».

Sur une durée de 10 jours, les athlètes sélectionnés dans les disciplines sportives telles que l’athlétisme, la boxe, l’escrime, la gymnastique, la lutte, le judo, le karaté, le canoë-kayak, le taekwondo, la natation et le tennis de table et law tennis, seront sensibilisés sur des sujets en relation avec le sport.

«Les jeunes ont eu vraiment à s’imprégner du dopage ; de sa définition, de ses inconvénients », a fait savoir Souleymane Diop.

Conscients du fait le sport et les études sont indissociables, les jeunes sélectionnés pour faire partie de G2024 ont aussi de notes acceptables à l’école avec une moyenne supérieure ou égale à 10.

«Pour rester dans la Génération 2024, il faut être performant du point de vue des résultats sportifs mais aussi du point de vue des résultats scolaires, parce que nous voulons les pousser à allier sport et étude », a renseigné le directeur des hautes compétitions.

Revenant sur l’objectif de la sélection des jeunes agés14 à 20 ans, le directeur technique national de l’athlétisme Amadou Diouf, ajoute «pour aller en 2024, il faut avoir des athlètes qui auront un âge de performance, on ne va pas prendre des 20-25 ans qui vont arriver en 2024 avec 30 ou 32 d’âge».

Pour renouer avec la victoire, le ministère des sports et la direction technique comptent investir sur les petites catégories mais aussi sur des entraineurs performants. Amadou Diouf de conclure : «souvent, on avait des athlètes qui étaient sur le podium, mais qui étaient formés à l’extérieur. Ça n’a toujours pas marché avec les athlètes qui nous formons au niveau local. C’est la raison pour laquelle le ministère des sports nous a demandé de commencer par le base».

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