Mondial 2018 – Présentation de l’équipe Nationale du Sénégal , les Lions de la téranga !


La bande de Sadio Mané et Kalidou Koulibaly veut marcher sur les traces de Papa Bouba Diop et El-Hadji Diouf. Emmené par son sélectionneur Aliou Cissé, capitaine de l’épopée en 2002, le Sénégal a des arguments pour jouer les trouble-fête en Russie.

  • La liste des 23

Gardiens : Abdoulaye Diallo (Stade rennais, France), Khadim Ndiaye (Horoya Athletic ClubGuinée), Alfred Gomis (SPALItalie)
Défenseurs : Kalidou Koulibaly (NaplesItalie), Lamine Gassama(Alanyaspor, Turquie), Kara Mbodji (AnderlechtBelgique), Youssouf Sabaly (Girondins de BordeauxFrance), Moussa Wague (KAS Eupen, Belgique), Salif Sané (Hanovre, Allemagne), Saliou Ciss (ValenciennesFrance)
Milieux de terrain : Pape Alioune Ndiaye (Stoke CityAngleterre), Cheikh Tidiane Ndoye (Birmingham, Angleterre), Cheikhou Kouyate (West Ham, Angleterre), Alfred Ndiaye (Wolverhampton, Angleterre), Idrissa Gana Gueye (Everton, Angleterre)
Attaquants : Keita Balde (MonacoFrance), Ismaïla Sarr (Stade rennais, FranceMoussa Sow (Bursaspor, Turquie), Moussa Konaté (Amiens SCFrance), Sadio Mane (LiverpoolAngleterre), Diafra Sakho (Stade rennais), M’Baye Niang (TorinoItalie), Mame Biram Diouf (Stoke CityAngleterre)


  •  Le onze type

K. Ndiaye – Gassama, Mbodji, Koulibaly, Sabaly – P. Ndiaye, Kouyaté, Gueye – Baldé, Diouf, Mané

  • L’analyse tactique

La grande force du Sénégal version Aliou Cissé, c’est l’intensité que mettent les Lions de la Téranga dès qu’on les lâche sur le pré. D’entrée de jeu, les coéquipiers de Mame Biram Diouf se montrent agressifs en allant chercher leur adversaire très haut avec un impact physique largement au-dessus de la moyenne. En plus de l’aspect athlétique, ils disposent de talents offensifs capables de mettre le feu dans n’importe quelle défense. À l’image de leur joueur star Sadio Mané et de son pendant monégasque Keita Baldé sur les ailes, véritables dévoreurs d’espaces en phases de transition et perforateurs par le dribble en attaque placée. Le sélectionneur alterne entre le 4-4-2 et le 4-3-3, voire le 3-4-3 en fonction de l’adversaire, mais conserve dans tous les schémas un équilibre au milieu de terrain avec la présence de Cheickhou Kouyaté et Idrissa Gueye. Lesquels affichent une complémentarité qui permet de stabiliser l’entrejeu. En défense, Kalidou Koulibalytrès regretté de l’ami Deschamps, fait le ménage. Avec douze buts marqués et trois encaissés en phase de qualification, les Sénégalais ont su se montrer efficaces dans les deux surfaces.


  •  La stat à la con : 0

Comme le nombre de joueurs du championnat local sélectionnés pour disputer la Coupe du monde. Le Sénégal et la Suède sont les seuls pays dans ce cas de figure. Le gardien remplaçant Khadim Ndiaye est l’unique joueur évoluant en Afrique (Guinée), tous les autres appartiennent à des clubs européens.

  •  Ce que Poutine dirait de cette équipe
 « Ce qui m’intéresse dans ce pays, c’est la lutte sénégalaise avec frappe. Je n’ai que faire du football, un sport de fragile soit dit en passant. Qu’ils me ramènent Bombardier et Balla Gaye 2, et on organise un vrai combat. »
  • Il aurait pu être russe, mais il est né à Saint-Louis

Ismaïla (T)Sarr est la pépite de la sélection sénégalaise. À vingt ans, il compte déjà une dizaine de sélections à son actif, et sort de deux saisons prometteuses (avec Metz l’an passé, puis Rennes cette année où il a contribué à la belle saison des Bretons). Comme un vrai tsar, il est largement capable d’éliminer et d’humilier ses adversaires. À l’image du 10 septembre dernier, quand l’attaquant sénégalais s’est amusé avec les reins de Tonton Pat’ au Vélodrome et a aidé le Stade rennais à réaliser le coup parfait (1-3).

  • Le joueur frisson : Sadio Mané

La blessure de Mohamed Salah en finale de Ligue des champions a confirmé une chose : Sadio Mané est aussi un joueur d’exception. Seul contre tous, l’attaquant des Reds a semé la zizanie dans la défense du Real, et même entretenu l’espoir en inscrivant le but égalisateur (1-1). De l’explosivité, de la folie, de l’efficacité, et beaucoup de cœur : voilà les qualités de celui qui, après des débuts timides en Ligue 2 à Metz en 2010, s’est révélé au Red Bull Salzbourg deux ans plus tard. Ce qui lui a donné des ailes pour exploser en Angleterre, à Southampton dans un premier temps, puis à Liverpool où il atteint le sommet de son art. À tel point que Zidane préparait sa venue au Real avant de démissionner, selon les rumeurs. Effondré en quarts de finale de la CAN 2017 lorsque son tir au but repoussé par le portier camerounais Ondoa a éliminé le Sénégal de la compétition, l’homme à la raie blonde a une revanche à prendre sur son destin.

  • Le joueur qu’on n’a pas du tout envie de voir : Cheick Ndoye

« Il ne sera jamais Thomas Mangani ou Alain Giresse » , disait Serge Le Dizet, son entraîneur adjoint à Angers. Cheick Ndoye, c’est le profil typique du joueur africain stigmatisé par Willy Sagnol : grand, puissant, pas très fin techniquement, très efficace en Ligue 1, mais qui finit en Championship (à Birmingham City). Cependant, le milieu sénégalais a fait perdre beaucoup de cheveux aux supporters des adversaires du SCO, quand sous des pluies diluviennes son crâne chauve catapultait des ballons au fond des filets, offrant des buts décisifs à son équipe. Si Ndoye n’est pas très ami avec l’art et la manière, sa force mentale sera un atout non négligeable pour le Sénégal. Un lion ne miaule pas, il rugit. De là à apprécier le regarder…

  • Le grand absent : Henri Saivet

Aliou Cissé a décidé de se priver du Dimitri Payet sénégalais : Henri Saivet. Réserviste, l’ancien Bordelais était la seule option réelle du Sénégal au poste de meneur de jeu capable de faire jouer ses partenaires, et l’unique spécialiste des coups de pied arrêtés. Mais la saison noire du joueur de Newcastle est tout sauf une blague de mauvais goût. Auteur de trois petits matchs en Angleterre avant de s’envoler à Sivasspor (Turquie) au mercato hivernal – où il n’a disputé que douze rencontres pour aucun but et une seule passe décisive –, Henri n’avait pas le CV pour prétendre à une place dans les 23.

  • S’ils étaient un tube de l’été

Tant pis si le titre est Bane, et peu importe si Olivier Ngoma est gabonais. Quand il chante, on entend « Mané » et ça sonne très bien. Hommage à ce grand musicien décédé en 2010.

  • Pourquoi ils vont… être la belle histoire de ce Mondial

Les Lions de la Téranga version 2018 ont tout pour suivre les traces de leurs illustres aînés de 2002 : un groupe dense, la fusée Mané, la Ferrari de M’Baye Niang, et surtout un sélectionneur qui a vécu l’expérience de Corée et qui possède les clés du succès. Aliou Cissé, qui a eu trois ans pour préparer sa Coupe du monde (chose rare en Afrique), est un entraîneur local qui connaît la maison (chose rare en Afrique) et maîtrise les rouages de la Fédération. Ce qui a notamment permis d’éviter tout conflit en lien avec les primes (chose rare en Afrique). C’est donc un groupe fort et uni qui va jouer crânement sa chance dans une poule H complètement ouverte (composée de la Colombie, la Pologne et le Japon). Si les Sénégalais parviennent à passer ce tour, ils peuvent être opposés à la Belgique ou l’Angleterre dans le pire des cas en huitièmes. Délicat, mais loin d’être insurmontable.


  •  Le calendrier

 Pologne-Sénégal 
19 juin, 17h, Otkrytie Arena (Moscou)
 Japon-Sénégal 
24 juin, 17h, Stade Central (Iekaterinbourg)
 Sénégal-Colombie 
28 juin, 16h, Cosmos Arena (Samara)

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