Ligue Europa : Rennes fait tomber Arsenal et prend une option sur les quarts


À 11 contre 10 après l'exclusion de Sokratis Papastathopoulos (42e), Rennes a fini par faire plier Arsenal (3-1) jeudi, en huitièmes de finale aller de la Ligue Europa. Le club breton prend une option sur la qualification avant le match retour à l'Emirates Stadium, la semaine prochaine.

La soirée avait débuté comme un cauchemar. Elle s'est terminée comme dans un rêve. Après avoir écarté le Betis au bout d'une soirée mémorable à Séville (3-3, 3-1), Rennes a écrit une nouvelle page de son histoire contre Arsenal (3-1) jeudi, dans un Roazhon Park en fusion. Il serait sans doute exagéré de parler d'exploit, mais le club breton pouvait difficilement rêver mieux pour son premier huitième de finale européen.

Le match a basculé à la 42e minute, lorsque Sokratis Papastathopoulos, pris de vitesse dans son dos par Ismaïla Sarr, a vu jaune pour la deuxième fois et laissé ses coéquipiers à 10. Benjamin Bourigeaud a égalisé dans la foulée, en deux temps, d'une sublime demi-volée (42e, 1-1), et la confiance a changé de camp. Auteurs d'une entame canon (4e, 1-0), les Gunners ont alors abandonné le contrôle du ballon et n'ont eu de cesse de voir les vagues déferler sur le but de Petr Cech.

Impérial devant Bourigeaud (50e, 59e), Sarr (59e), Ben Arfa (62e, 69e) et Hunou (77e), le gardien tchèque n'a en revanche rien pu faire sur ce centre de Mehdi Zeffane dévié de la hanche par Nacho Monreal (65e, 2-1). Les Rennais auraient eu tort de se contenter de ce but d'avance avant le match retour à l'Emirates Stadium la semaine prochaine, et on commençait tout juste à regretter leur manque de réalisme lorsque Sarr, a encore lui, a surgi au second poteau pour couper de la tête un centre millimétré de James Léa-Siliki (88e, 3-1). À défaut de s'être mis à l'abri, ils s'envoleront plus sereins à Londres. D'autant qu'ils récupéreront leurs deux suspendus, Hamari Traoré et Mbaye Niang.

1 C'est la première fois qu'Arsenal s'incline sur le sol français en Coupe d'Europe. Et la première qu'Unai Emery, l'ancien entraîneur du PSG, repart de Rennes avec une défaite.

Le joueur : Sarr, une menace constante

Les accélérations de l'ailier international sénégalais ont fait très mal à la défense d'Arsenal, et notamment à Monreal, son adversaire direct dans le couloir droit. Après avoir pris le partie de le coller sur chaque ballon pour l'empêcher de se tourner, le latéral des Gunners a fini par se fatiguer, et Sarr, insaisissable, a fait peser une menace constante sur le but de Cech en seconde période (quatre tirs, trois centres). C'est lui qui a provoqué la faute fatale à Papastathopoulos (42e) avant de parachever le succès rennais en contre (88e, 3-1), son troisième but de la saison en Ligue Europa. Il aurait pu faire encore plus de différences avec un peu plus de précision technique (28 ballons perdus).

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